Biographie

Christophe DURAND :

à NANTES en 1965.

Autodidacte dans le dessin depuis son plus jeune âge, Christophe Durand commença sa formation comme peintre en bâtiment, puis peintre en lettres-décorateur, pour ensuite peindre sur carrosserie spécialisé en aérographie, ce qui le fit connaître dans la France entière.

C'est après une expérience professionnelle acquise de villes en villes, du Nord au Sud et d'Est en Ouest, qu'il s'est formé et s'est forgé un nom dans le monde de la peinture décorative. A ses débuts en 1985 (année où il crée sa première entreprise à 20 ans), il entre dans le monde du custom (véhicules personnalisés) où de multiples trophées de peinture sur concours lui sont

attribués ; les journaux spécialisés et magazines s'y intéressent. Cette médiatisation et la demande croissante qui en résulte , l'amène à la formation et à la transmission de ses acquis, pour les peintres en bâtiment, les peintres en lettres, peintres en carrosserie, les décorateurs et illustrateurs pour le compte de plusieurs sociétés fournisseurs en matériel et peinture, ou de différents organismes comme les Chambres de métiers ou le GNFA (Groupement National de la Formation Automobile) pour lequel il intervient depuis plus de vingt ans.

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NOUVEAU SITE à VISITER: www.christophe-durand.fr

 

Passionné par la couleur et la peinture en général, ainsi que la formation, il crée son propre centre de formation Aéro Styl' Académie basé à Vertou, en 1991.

 

 

 

Toujours à la recherche de nouveaux supports et médiums à maîtriser, il est demandé comme animateur sur des salons pour des démonstrations, ou lors de spectacles, et pratique le « body painting » où il décore des visages, des torses et des corps entiers ; véritables œuvres vivantes se mouvaient le temps d'une soirée.

 

 

 

 

 

Ensuite viennent les métiers de bouche, de plus en plus à la recherche de nouveautés décoratives, qui ont découvert l'aérographe : petit pistolet à peinture en forme de crayon projetant des pigments de couleur. Projeté dans le monde de l'alimentation, patines et tableaux aux colorants alimentaires sur fonds de plats et chocolats.

Il s'est vu invité à Paris en 1999 au Parc des Expositions Charles de Gaulle sur le salon Intersucre-Europain où son talent fut reconnu des plus grands : Yves Thuriès, Ecole Lenôtre, Chocolats Barry's, Matinox, Ets Michel Lejeune, la Confédération Nationale des Pâtissiers, la Chambre des Métiers, etc..

 

Juste après, il participait au salon Serbotel à la Beaujoire à Nantes.

De par ces nombreuses rencontres professionnelles et son parcours personnel dans toute la

France, c'est tout naturellement qu'il se dirige vers le compagnonnage, institution

représentant l'engagement d'un grand professionnalisme et le respect des valeurs morales, où

il fut intronisé Compagnon Des Devoirs Unis en 2001.

 

 

Au sein d'Aéro Styl' Académie, et afin de promouvoir la qualité d'exécution des travaux de ses stagiaires, et leur permettre d'appréhender le milieu professionnel, il participe avec eux à divers salons et notamment le salon Créativa de Nantes (durant huit années consécutives), le

salon du mariage où les décors sont toujours très appréciés du grand public, ainsi qu'à Calais et Paris.

 

Certaines promotions se verront réaliser de grandes fresques pour des écoles primaires et maternelles, une autre, en collaboration avec des élèves d'une école de

commerce, peindra un logo géant sur un château d'eau. Les défis ne manquent pas, et ce petit centre de formation s'exporte vers de nouveaux horizons où il sera invité à exposer à Milan (salon mondial de l'aérographie -2000), à Genève (Arts créatifs de Genève-2001) et aussi en Belgique (Airbrush Festival -2006).

 

En 2002, la chambre des métiers des côtes d'Armor, encollaboration avec Aéro Styl' Académie, organise tous les deux ou trois ans le concours international d'aérographie où les plus chevronnés venant des quatre coins de la France la première année, puis de différents pays d'Europe (Belgique, Allemagne, Pays Bas, Italie,

Ukraine…) se retrouvent pour concourir devant un jury de professionnels et un public

 

passionné qui vote aussi. A chaque concours, deux à trois élèves d'Aéro Styl' Académie sont

primés.

 

Fin 2001, Christophe Durand se lance un nouveau défi, et s'inscrit au concours suprême, celui

d'un des meilleurs ouvriers de France, dans la catégorie communication picturale. La barre est

haute et le challenge de très haut niveau, car il s'agit de réaliser une oeuvre selon un thème, un format et des matériaux imposés et suivant une chartre professionnelle très stricte à respecter dans le moindre détail, et ce, en dehors du travail professionnel. L'oeuvre fera l'objet de plus de 700 heures de travail étalées sur les disponibilités personne lles pendant 3 années, depuis la préparation à la finition de l'ouvrage, jusqu'à la caisse d'emballage et de transport, sans compter le temps passé à la réalisation du compte-rendu d'exécution devant exposer et démontrer le travail réalisé étape par étape, et qui accompagne l'oeuvre finie pour le jugement.

 

Ce fut une véritable aventure humaine et professionnelle demandant beaucoup de recherches,

des conseils et avis auprès d'autres professionnels de la branche dont les critiques ont été très

constructives, ainsi que des essais de produits… Puis, 2004, aboutissement d'un travail de

longue haleine, et consécration par l'accession au titre de Meilleur Ouvrier de France en

Communication Picturale avec remise de la médaille par le Président de la République en

personne à l'Elysée. Grand moment d'émotion, instant de fierté d'avoir pu aller jusqu'au bout

de soi, mais aussi et surtout, d'être reconnu par ses pairs.

 

Professionnel accompli, Christophe Durand décide de mettre sa peinture au service de l'humanitaire ; il écrit alors un projet qu'il dépose en 2003 et voit le jour en 2004 dans la création :

Les TOILES de l'ESPOIR.

Activité qui réalise des tableaux de personnalités du monde du sport, du spectacle, et des chefs d'entreprise, dont le bénéfice de la vente est versé à l'association Un Rêve à Vivre, qu'il a créée en parallèle, et qui réalise les rêves d'enfants touchés par la maladie. Ce concept veut que la personne qui pose, exprime le dénuement, comme l'enfant démuni devant sa maladie ; la pose artistique, doit délivrer une émotion. La toile ensuite est cosignée par le poseur qui transcrit une phrase sur le tableau signifiant ainsi le but de sa démarche au travers de sa pose.

 

La cause est noble, le projet audacieux, et petit à petit il murit et séduit de plus en plus aussi bien chez les sportifs de haut niveau qui ont donné leur image sans hésiter comme Philippe CANDELORO, Bernard HINAULT Pascal GENTIL, Larbi BEN BOUDAHOUD, Sandrine BAILLY et ses partenaires, et bien d'autres comme Julien SOYER au niveau du handisport, que dans le milieu des entreprises où les dirigeants, et grands chefs cuisiniers entre autres, se sont lancés dans l'aventure et font rentrés l'art dans l'entreprise tout en participant à la création de leur œuvre. Au total, une centaine d'œuvres réalisées à ce jour, et qui circulent dans diverses expositions, et très bientôt à l'étranger. La Galerie Briord de Nantes en tant que partenaire, expose aussi quelques toiles

Découvrez aussi l'association Un Rêve à VIVRE : http://www.unreveavivre.org

 

Regard extérieur :

Le dessin, la peinture dans tous ses états, c'est un peu ce que Christophe DURAND s'est donné pour ligne d'illustrer, de transmettre d'où que l'on vienne à lui. A l'élève de son institut, au curieux, à celui qui est en recherche, c'est de la ligne qu'il parle, de cette ligne qui l'habite depuis longtemps, dont il ne sait

depuis le plus jeune âge qu'elle se confond avec celle de son destin. A travers le

dessin il s'est exprimé, il a rêvé, bâti un univers où les chimères, les antiques se

mêlent, où aucune association n'est de trop et dans lequel sont convoquées des images que l'art, de manière générale, abandonne à de tout autres registres.

Dans son exploitation du réel, la palette de Christophe DURAND nous laisse découvrir des corps à la plastique publicitaire, des flacons de liquides précieux,

des véhicules dernier cri aux chromes rutilants. La matière est à l'honneur et, avec elle, la technique se joue de l'ombre et de la lumière. Elle crée le volume, le reflet et atteint cette transparence à travers laquelle, incidemment, perçant la forme, le sens d'un coup se livre. Celui qui pour la première fois écoute Christophe DURAND, prend le temps, la peine d'entrer dans son monde, passe en quelque sorte de l'autre côté du miroir.

Il est saisi, inévitablement capté par un jeu où le réel qui semble se donner à voir n'est jamais complètement où on l'attend. Les supports de l'œuvre sont multiples, inépuisables et les plus différents cohabitent, étonnamment parfois comme le font ces plafonds habilement nuagés, ces panneaux de P.V.C. qui se colorent d'enseignes à l'ancienne, ou ces tôles qui offrent leur matière à toutes les audaces du custom automobile.

 

Les manières ne sont pas moins nombreuses et le pinceau, le crayon, les fusains de couleur alternent avec ce petit pistolet que l'on appelle l'aérographe. Projetant encre et peinture avec une intensité modulée à discrétion, il reste pour Christophe DURAND, qui l'a très tôt associé à son art, l'instrument privilégié avec lequel il décline et habite le réel qu'il nous convie à pénétrer. Un monde s'ouvre alors, un décor se met en place. Les colonnades, les arcatures, les façades aux rythmes pompeusement classiques qu'affectionne tant l'auteur n'en sont que le cadre. Ces larges perspectives, recourant comme la Renaissance italienne à la bichromie des pavements, ne doivent pas tromper.

 

L'essentiel est ailleurs, il tient à ce qu'elles découvrent, qu'elles suggèrent, à ces

corps souvent qu'elles renferment et que l'on retrouve ailleurs dans des études,

en mouvement, traversés d'une tension, d'un élan. Dans leur beauté, dans leur

douleur ils ne sont cependant qu'un passage vers un monde tout intérieur, vers

cet univers essentiellement spirituel dont l'art de Christophe DURAND en dernier

lieu nous entretient. Les figures de cette méditation sont infinies. Il en est une

que je voudrais évoquer pour finir, celle de cette fillette rwandaise, empruntée à

une photographie célèbre pour une fresque consacrée des droits de l'homme, qui

dans la prostration qu'elle nous dévoile reflète la tragédie d'un pays accablé par

l'histoire récente. En 1995, déjà l'Afrique était là dans l'œuvre de Christophe

DURAND, présente à travers les drames qu'elle a vécus, dont l'artiste s'est nourri

dans son engagement, et obsédante en même temps du fait de ces liens intimes,

tellement particuliers, qu'elle met en jeu l'art et la réalité.

 

Philippe JOSSERAND

(44) Nantes